A quoi bon enseigner la philosophie en prison ?

Projet pédagogique et culturel de l’année scolaire 2010-2011

effectué à la maison d’arrêt de Fresnes

en partenariat avec l’Université Paris 7

et l’association Ars Cultura

J’interviens en philosophie à la prison de Fresnes depuis Novembre 2007 sous deux formes : des ateliers de philosophie ouverts aux détenus d’un niveau de classe terminale (ou plus) et des cours de philosophie dans le cadre de la préparation au DAEU en partenariat avec l’Université Paris 7.

Le projet décrit ci-dessous s’est ajouté à ces deux différents cours.

Programme et compétences visées

A.           Textes officiels sur l’enseignement en prison

Certains détenus concourent au diplôme du Baccalauréat par correspondance mais il n’y a malheureusement pas de classes de terminales en détention. Nous suivons donc les situations au cas par cas en intégrant à mes cours et ateliers de philosophie les différents élèves qui préparent le Baccalauréat afin qu’ils bénéficient d’un suivi plus conséquent. J’enseigne dans les trois divisions que compte la prison mais le nombre de personnes détenues par salle est limité à douze pour des raisons de sécurité. Ne pouvant m’appuyer sur les programmes de terminale ni pour les cours de DAEU ni pour les ateliers de philosophie qui touchent un public généralement déjà diplômé de l’université, j’applique les directives générales des différentes conventions établies entre le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de la Justice qui ont pour mot d’ordre ces deux extraits :

« L'enseignement en milieu pénitentiaire s'inscrit dans une perspective d'éducation permanente et de formation tout au long de la vie (CE-art.L111-1 et L122-5). »

« L’article L.111-1 du Code de l’éducation (CE) affirme que l'éducation est la première priorité nationale et fixe les grandes orientations en particulier le  droit pour chacun à une éducation permettant de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle et d'exercer sa citoyenneté. »

B.           Stages obligatoires Enap et INSHEA

Comme tout enseignant en milieu pénitentiaire j’ai suivi la double formation obligatoire à l’ENAP (Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire) puis à l’INS HEA (Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés) qui nous forme aux aspects pédagogiques, didactiques, psychologiques et institutionnels de notre métier.

C.           L’orientation générale du projet pédagogique

Depuis le mois de novembre 2007, je remplace Monsieur Labey (Professeur agrégé de philosophie aujourd’hui à la retraite) à la maison d’arrêt de Fresnes. Il m’avait alors averti d’un problème particulier touchant la société carcérale en général et l’enseignement de la philosophie en particulier : se développe depuis quelques années un repli extrémiste d’idéologie créationniste formé de groupuscules fondamentalistes qui utilisent les prisons françaises pour recruter de nouveaux adeptes, des « Soldats de Dieu » qui s’opposent à la culture occidentale, à la science, à la philosophie et au principe de laïcité.

Depuis qu’elle existe, la détention semble provoquer une espèce d’aspiration religieuse ou mystique dont a été l’objet Socrate lui-même qui, dans sa cellule, mettait « …en vers les contes d’Esope… » et composait un Hymne à Apollon (Phédon, 60d) pour répondre à ce « devoir religieux ». Boèce s’adonnait aussi par intermittence au chant et à la prière durant sa période d’enfermement avant d’accueillir « Philosophie » pour sa « Consolation… » Mais lorsqu’il ne s’agit pas de philosophes aussi éminents, comme à la maison d’arrêt de Fresnes où j’enseigne, les recours les plus courants sont des documents sous forme de CD, de DVD et parfois de livres de banalisation religieuse qui viennent porter secours à la conscience rédemptrice de certains détenus. Seulement le jugement critique et les capacités conceptuelles de certaines personnes détenues ne leur permettent pas toujours de prendre le recul nécessaire face à certains textes créationnistes et fondamentalistes dont j’ai pu vérifier personnellement les approximations, les erreurs et les objectifs terroristes.

Je décidai donc, après avoir observé une progression assez importante de ce phénomène depuis 2007, d’entreprendre un projet pédagogique qui devait s’adapter à un public plus large ; plus de cinquante détenus de la troisième division de la prison de Fresnes (qui compte environ sept cent détenus) auront participé de près ou de loin à ce projet pédagogique.

D.           Les objectifs pédagogiques du projet

Afin de répondre au problème de la montée obscurantiste et fondamentaliste dans la troisième division de la prison de Fresnes je voulais m’orienter autour de onze axes pédagogiques prioritaires :

  1. Imaginer un mode d’expression et d’affirmation citoyenne en plein air
    • Après avoir obtenu l’accord de principe de la part de la hiérarchie pénitentiaire et éducative, j’entrepris de faire une fresque de 2 mètres de hauteur sur 4 mètres de largeur qui devait être imaginée et conçue par un groupe d’une dizaine de détenus. Elle devait illustrer les pensées qui leur sont les plus chères, celles qu’ils voulaient transmettre aux nombreux jurys populaires, juges et avocats qui chaque semaine viennent visiter le centre scolaire de la prison avant de se prononcer sur des peines de détentions. L’idée retenue fût cette de Victor Hugo : « Ouvrez une école, vous fermerez une prison ». L’artiste peintre M. Vincent Bruno mit en forme une composition dictée par le groupe qui fût, après plusieurs modifications et négociations, acceptées par la direction de la Prison (voir photographie et calendrier des étapes en Annexe 2).
  2. Sensibiliser les personnes détenues à l’histoire de l’art et à l’art contemporain
    • Le 7 juin 2011, Madame Burlureaux, Conservatrice Nationale au Musée d’Arts Moderne, avait bien accepté de venir présenter l’exposition «Dead Line » sur le thème de la création artistique face à la mort mais des imprévus de dernière minute l’ont malheureusement empêché de venir.
    • Madame Pascale Filoche en revanche, également Conservatrice Nationale, nous a fait le plaisir de venir nous présenter une conférence sur l’évolution de la représentation du corps dans l’histoire de l’art de l’occident chrétien.
    • Dans la bibliothèque du centre scolaire j’avais le regret de constater que depuis plusieurs années il n’y avait aucun livre d’art ; donc absolument aucune photographie d’œuvre d’art. J’ai donc sélectionné et commandé un important lot de livres d’Art Taschen comprenant quarante-cinq ouvrages (pour un montant d’environ cinq cent euros). Ce lot faisait partie intégrante du projet pédagogique car il allait permettre aux détenus de découvrir toutes les grandes périodes artistiques de différents continents (ces livres nous sont encore très précieux aujourd’hui). Cette commande a pu être financée par le mécénat de l’Université Paris 7 qui a validé la totalité de ce projet (voir liste des ouvrages en Annexe 1).
  3. Renouer avec la lecture
    • Le  22 mars 2011, M. Bass (acteur, conteur et comédien de théâtre africain) devait faire une intervention autour de la lecture de textes : « danser un texte » mais nous fûmes attristés de devoir annuler cette intervention pour cause d’examen de dernière minute dans le centre scolaire (voir le calendrier en Annexe 2).
  4. Repenser l’identité culturelle des personnes issues de l’immigration
    • Le 8 mars 2011, j’ai organisé une projection-débat du Film « L’Afrance » du réalisateur Alain Gomis (auteur et réalisateur du film « Aujourd’hui » à présent dans les salles), avec la présence de l’acteur principal M. Mbemgue. Le scénario du film s’inspire de la vie de cet acteur et traite de la constitution progressive de l’identité des individus d’origine étrangère. Pour cette projection, il nous a été possible d’inviter des détenus de plusieurs classes, comprenant différents niveaux scolaires qui ont pu se joindre à la discussion avec l’acteur.  Les échanges furent à la fois simples et profonds, ils ont permis à plusieurs détenus de s’appuyer sur ce récit pour imaginer un autre rapport à la culture française qu’ils vivent trop souvent comme étant celle « des élites, des colonisateurs et des oppresseurs ». L’image utilisée par l’acteur lorsqu’un détenu lui demanda s’il était français ou sénégalais fût celle d’un verre qu’on remplit d’abord d’Afrique, puis de France… et dont il est par conséquent difficile de séparer les identités, d’où le titre même du film : « L’Afrance ».
    • Le 29 mars 2011, M. Guesmi, acteur, est venu présenter un autre film d’Alain Gomis « Andalucia » qui évoque, cette fois-ci, la question de l’identité mais d’une façon plus introspective et conceptuelle. Comment la construction du Moi peut s’opérer à travers des repères et des références esthétiques de différentes cultures. L’acteur en question « se retrouve » dans les peintures d’ « El Greco » : une ressemblance physique avec les portraits du peintre espagnol va lui permettre de s’accepter en tant que visage, corps et enfin en tant que personne.
  5. Découvrir le relativisme culturel et religieux
    • Le 10 mai 2011 Boris Lojtkine, documentariste, a présenté son film « Les âmes errantes » dans lequel des rites funéraires vietnamiens ancestraux nous interrogent sur notre rapport au corps et à la mort.
    • Le 24 mai 2011, avec Agnès de Feo, documentariste, nous avons diffusé « Les musulmans du Mékong », un documentaire qui illustre parfaitement l’immense variété des pratiques religieuses de l’islam. Cela nous a permis d’aborder la question de la liberté religieuse, celle du relativisme culturel et d’historiciser les pratiques religieuses.
  6. Revivre l’aventure du genre Homo
    • J’ai voulu, avant l’exposition « l’art du paléolithique » du 7, 8 et 9 juin 2011 retracer les grandes périodes du genre Homo, depuis Ardipithecus (daté de plus de 4,5 millions d’années) jusqu’aux différentes espèces (homme de Neandertal, de Denisova, de Java…) qui composent notre famille phylogénétique. Cela pour, d’une part, faire pressentir la matière temporelle incommensurable qui conduisit à cette espèce Homo sapiens (qui peut paraître à certains élèves « beaucoup trop supérieure » pour avoir été issue du règne animal), et d’autre part, s’intéresser aux autres espèces du genre Homo qui ont aussi laissé des indices d’une intelligence avancée. Ces deux idées décentrent l’Homme en tant qu’espèce unique et permettent de l’intégrer au jeu des puissances de l’évolution naturelle des espèces. C’était aussi une manière d’introduire des concepts continuistes et de retravailler sur des textes fondamentaux de Darwin et Lamarck à propos du vivant.
  7. Replacer l’Homme dans le vivant : l’animal esthétique
    • Les 7, 8 et 9 juin 2011 avec l’association Ars Latina et ma collègue Mme Tran, nous avons planifié, organisé et installé une exposition durant trois jours au cœur même du centre scolaire de la prison. C’était la première fois qu’une exposition d’une telle ampleur se produisait à Fresnes. Une salle de cours a donc accueilli une trentaine de photographies grand format 120cm*120cm de plusieurs chefs d’œuvres du paléolithique représentant des animaux, des « Venus », et des Hommes. Avec l’aide de plusieurs spécialistes de la préhistoire travaillant bénévolement pour l’association Ars Cultura nous avons commenté et expliqué aux personnes détenues chacune des photographies. L’émerveillement des détenus face à ces œuvres de plusieurs dizaines de millénaires était particulièrement intense. Des éléments de connaissance archéologiques venaient compléter le panorama global de l’Homme et de son corps (Venus, chasseurs, danseurs), préciser les échelles temporelles de la formation de notre espèce et apporter une dimension concrète, visuelle et esthétique incontestable à propos de la question de l’ « âge du monde ». Cette exposition a permis d’entrevoir une contradiction à l’endroit des thèses fixistes et créationnistes qui sont très courantes chez les fondamentalistes religieux.
  8. Réviser le fixisme biologique
    • Après ces différentes étapes psychologiques, culturelles et esthétiques, un travail d’approche scientifique et philosophique du problème de la place de l’Homme pouvait enfin être entrepris sereinement. L’origine des espèces de Darwin, et notamment les passages sur les processus de sélections domestiques, sexuelles, culturelles et naturelles furent un support privilégié sur lesquels la réflexion du groupe progressa de manière plutôt satisfaisante. L’évolutionnisme de Darwin pouvait être évoqué sans que certains y voient un « complot maléfique » contre les religions.
    • La conclusion de cette œuvre centrale de Darwin qui évoque, vers la fin, « la véritable grandeur dans cette manière d’envisager la vie, avec ses puissances diverses attribuées primitivement par le Créateur à un petit nombre de formes ou même à une seule… » nous a permis de rebondir sur la question du finalisme en reprenant le vocabulaire conceptuel des quatre types de causes aristotéliciennes.
  9. Conceptualiser la question de la place de l’homme dans la nature
    • Spinoza, par sa réflexion philosophique dans l’appendice de la première partie de l’Ethique, où il questionne le finalisme et l’anthropomorphisme religieux, nous conduit à distinguer la démarche spécifique du philosophe par rapport à l’homme de science et au croyant. Cela nous permet de revenir à la question de la foi religieuse avec des bagages conceptuels plus puissants, un travail d’introspection et de méditation philosophique après avoir découvert des éléments de culture générale et artistiques indispensables.
  10. Agir et s’exprimer en tant que citoyen
    • A partir du 20 juin 2011 et jusqu’au mois de novembre 2011, une fois le projet de fresque accepté par la direction et le matériel de peinture acheté, nous commencions à réaliser le croquis de l’artiste sur le mur central du centre scolaire (4 mètres de large sur 2 mètres de hauteur).
      • Chaque détenu a pu choisir un personnage historique à peindre sur la fresque et dont il a choisi la citation à placer sur les livres et dans les bulles peintes. Nous retrouvons pêle-mêle Socrate, Malcom X, Gandhi, Camus, Césaire, des détenus célèbres, des élèves du centre scolaire, des travailleurs, des avocats et Victor Hugo au centre.
      • Préparation et entretien du matériel de peinture.
      • Responsabilisation chacun des détenus durant chaque étape.
      • Peinture en plein air de 13H30 à 16H pendant plus de sept séances, ce qui offrait plus de temps à l’air libre que durant la promenade.
      • Nettoyage et rangement du matériel de peinture.
    • Dès le 21 juin 2011, j’ai obtenu de l’administration pénitentiaire que l’équipe de documentaristes de l’Université Paris 7 puisse venir filmer et interviewer les détenus qui participaient à ce projet afin d’en mesurer l’impact sur leur vie carcérale. Le documentaire, dont je n’ai vu pour l’instant que les « rushs », nous présente des détenus plongés dans leur activité et prêts à échanger sur l’importance de la présence de l’Education Nationale en détention. Ils y Justifient le choix de leurs citations, de leurs personnages et répondent aux différents a priori trop souvent véhiculés sur les personnes détenues.
  11. Développer le goût de l’écriture
    • Un calligraphe, M. Chung Joël, a finalisé la fresque avec une mise en forme calligraphiée des textes et citations choisis par les détenus (qui n’apparaissent malheureusement pas sur la photographie ci-dessous). Elles sont intégrées à la composition globale grâce à un jeu de bulles, de livres ouverts et de livres reliés qui servent de supports symboliques.
    • Les citations de leurs penseurs favoris, des poèmes et des idées personnelles apparaissent désormais dans la fresque murale que le directeur de la prison de Fresnes présente fièrement aux juges, avocats et aux jurys qui viennent visiter les lieux avec comme idée centrale calligraphiée au centre : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! »
    •  

 

 

II. Les partenariats mis en place

a)           Les intervenants extérieurs

Les artistes, les réalisateurs, les comédiens et les acteurs sont des amis. Les documentaristes et les Conservateurs Nationaux sont des amis de Madame Tran (Maître de conférences à Paris 7)

b)          L’association Ars Cultura

Madame de Balanda fût contactée directement par Madame Tran.

c)           L’université Paris-Diderot Paris 7

En tant que directrice de la licence d’histoire de l’Université Paris 7, Madame Tran fut une partenaire privilégiée. Nous avons pu défendre ce projet et le proposer à un appel d’offre du Mécénat de la Banque Populaire qui se proposait de financer une action culturelle en détention. Ce projet a été retenu et nous avons bénéficié d’un budget de près de 5000 euros qui se répartissait comme suit :

 

 

Postes

Nombre d’heures

Montant en euros

Organisation, encadrement

36h

1465,20

Intervenants extérieurs

34h

2091

Matériel peinture

 

188

Livres d’art

 

500

Total

 

 4228,90

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe 1

Supports Iconographiques

Ci-dessous la collection de livres d’art que nous avons pu financer et définitivement ajouter à la bibliothèque du centre scolaire grâce à ce projet.

 

100 contemporary artists

Taschen

 

9783836514903

Art africain

Taschen

 

9783822855751

Art grec

Taschen

 

9783822854495

Art islamique

Taschen

 

9783822856680

Boticelli

Taschen

 

9783822859506

Caravage

Taschen

 

9783822863534

Cézanne

Taschen

 

9783822857571

Collectionner l'art contemporain

Taschen

 

9783836523073

Dali

Taschen

 

9783822850077

Degas

Taschen

 

9783822811351

Delacroix

Taschen

 

9783822859469

Dürer

Taschen

 

9783822883525

Freud

Taschen

 

9783836512473

Giotto

Taschen

 

9783822851586

Goya

Taschen

 

9783822818220

Gustave Courbet

Taschen

 

9783822856826

Henri Matisse

Taschen

 

9783822850190

Hopper

Taschen

 

9783822850114

Impressionnisme

Taschen

 

9783836522878

Jean Auguste Dominique Ingres

Taschen

 

9783822853139

Kandinsky

Taschen

 

9783822835616

Klee

Taschen

 

9783822809037

Klimt

Taschen

 

9783822850152

L'art au Xxe s.

Taschen

 

9783822840887

L'expressionnisme

Taschen

 

9783822831854

La sculpture

Taschen

 

9783836523943

Le miroir magique de M. C. Escher

Taschen

 

9783822837054

Léonard

Taschen

 

9783836513548

Lichtenstein

Taschen

 

9783822809082

Manet

Taschen

 

9783822819487

Michel-Ange : vie et œuvre

Taschen

 

9783836521185

Monet

Taschen

 

9783836523226

Picasso

Taschen

 

9783822861738

Rembrandt

Taschen

 

9783822861660

René Magritte

Taschen

 

9783822836859

Renoir

Taschen

 

9783822861721

Rodin

Taschen

 

9783822887431

Romantisme

Taschen

 

9783822853092

Rubens

Taschen

 

  

Tout l'œuvre peint de Bruegel

Taschen

 

9783822859490

Van Gogh

Taschen

 

9783836522984

 

Annexe 2

Calendrier des interventions  pluridisciplinaires

 

Date

 

Invité

Thème de la conférence

Heures des intervenants

Heures d'encadrement

8 mars

 

Bilal Brahim présente Deme Mabeye (Cinéaste)

et Mohamadou Mbengue

(Acteur principal du film)

Le corps dans le cinéma africain

Projection de « L’Afrance »

En présence de l’acteur principal

3h. M. Deme

3h. M. Mbemgue (Bénévolat)

3h. M. Brahim

22 mars

Annulé

Bilal Brahim présente Deme Mabeye (Cinéaste)

et Ahmadou Bass

(comédien)

Atelier Théâtre :

« danser un texte »

 

 

29 mars

 

Bilal Brahim présente Deme Mabeye (Cinéaste)

et Samir Guesmi

(Acteur principal du film)

Le corps dans le cinéma français contemporain

Projection du film « Andalucia »

3h. M. Deme

3h. M. Guesmi

(Bénévolat)

 

3h. M. Brahim

10 mai

 

 

Claire Tran présente

Boris Lojtkine (Documentariste)

Les « âmes errantes » au Vietnam

Documentaire

3h. M. Lojtkine

3h. Mme Tran

3h. M. Brahim

24 mai

 

 

Claire Tran présente Agnès de Feo

(Documentariste)

« Les musulmans du Mékong»

3h. Mme

De Feo

3h. Mme Tran

24 mai

 

 

Bilal Brahim accueille Elisabeth de Balanda

(http://ars-latina.com/expo.html)

État des lieux pour l’exposition sur la préhistoire du 7 et 8 juin

3h. Mme De Balanda

(Bénévolat)

3h M. Brahim

31 mai

 

Bilal Brahim présente Pascale Filoche

(Conférencière des Musées Nationaux)

1ère Div. A.-M . : « La mort du corps au Moyen-Age: de l'adieu au monde à la résurrection »

3h. Mme Filoche

3h. M. Brahim

7 juin

Annulé

Claire Tran présente

Odile Burlureaux

(conservatrice au MAM de Paris)

1ère Div. A.-M . :

« Dead Line »

(œuvres de fin de vie)

 

 

7 juin

 

 

Elisabeth de Balanda, Marie Christine Mathiaud et Bilal Brahim

(http://ars-latina.com/expo.html)

 

« L'art paléolithique »

Matin : installation 3H

Après-midi : Exposition 3H

6h. Mme  Mathiaud

6h. Mme De Balanda

(Bénévolat)

6h. M. Brahim

8 juin

 

 Claire Tran et Bilal Brahim

« L'art paléolithique »

Matin : Exposition 3H

Après-midi : Exposition 3H

6h. Mme De Balanda

(Bénévolat)

6h. Mme Tran

6h. M. Brahim

9 juin

 

Elisabeth de Balanda et Bilal Brahim

(http://ars-latina.com/expo.html)

 

« L'art paléolithique »

Matin : Exposition 3H

Après-midi : désinstallation

6h. Mme De Balanda

(Bénévolat)

6h. M. Brahim

15 juin

 

Vincent Bruno et Bilal Brahim

 

Préparation de la fresque « Hugo » au centre scolaire

6h M. Bruno

3h. M. Brahim

20 juin

 

Vincent Bruno et Bilal Brahim

 

Réalisation de la fresque « Hugo » au centre scolaire

6h M. Bruno

6h. M. Brahim

21 juin

 

Vincent Bruno et Bilal Brahim

 

Réalisation de la fresque « Hugo » au centre scolaire

6h M. Bruno

(dont 3h de bénévolat)

6h. M. Brahim

21 juin

Herta Alvarez

(Réalisatrice)

Documentaire « La S.E.E. »

Tournage l'après-midi

3h. Mme Alvarez et son équipe de tournage

(Bénévolat)

3h. M. Brahim

22 juin

 

Bilal Brahim sans intervenants

 

Réalisation de la fresque « Hugo » au centre scolaire

 

3h. M. Brahim

23 juin

 

Vincent Bruno, Claire Tran et Bilal Brahim

 

Finalisation de la fresque « Hugo » au centre scolaire

6h M. Bruno

(bénévolat)

6h. M. Brahim

6h. Mme Tran

23 juin

Herta Alvarez

(Réalisatrice)

Documentaire « La S.E.E. »

Tournage l'après-midi

3h. Mme Alvarez et son équipe de tournage

(Bénévolat)

3h. M. Brahim

30 juin

 

Vincent Bruno et Bilal Brahim

 

Finalisation de la fresque « Hugo » au centre scolaire

6h M. Bruno

(bénévolat)

6h. M. Brahim

30 juin

Herta Alvarez

(Réalisatrice)

Documentaire « La S.E.E. »

Tournage l'après-midi

3h. Mme Alvarez et son équipe de tournage

(Bénévolat)

3h. M. Brahim

Totaux

16 interventions de personnes extérieures

à la détention

17 évènements

84 heures d'intervenants extérieurs dont

41 heures de bénévolat

73h. M. Brahim

18h. Mme Tran