bonheur

Turretin, Francis (1623–1687) : 12 arguments en faveur de notre liberté (français du 17ème siècle)

 Turretin rapporte 12 arguments en faveur de notre liberté  :

1°. Notre propre sentiment qui nous fournit la conviction de la liberté.

2°. Sans liberté, les hommes seroient de purs automates, qui suivroient l'impulsion des causes, comme une montre s'assujettit aux mouvemens dont l'horloger l'a rendue susceptible.

3°. Les idées de vertu & de vice, de louange & de blâme qui nous sont naturelles, ne signifieroient rien.

4°. Un bienfait ne seroit pas plus digne de reconnoissance que le feu qui nous échauffe.

LE BONHEUR EN TANT QU'ILLUSION.

Kant affirme que le bonheur est un idéal de l'imagination dans le sens où il dépend confusément de notre expérience singulière. Confusément parce que la vision du bonheur manque d'objectivité puisque séparée de la connaissance et du réel. Si le bonheur devient illusion, c'est qu'il correspond au seul mouvement de nos désirs avec la part d'imaginaire qu'il implique.

LA MORALE KANTIENNE ET LE BONHEUR.

Le souverain bien dans la théorie kantienne s'exprime par l'intermédiaire de l'impératif catégorique d'accomplir le devoir, suivant en cela la conformité des règles de mon action à l'universalité qui en valide le bien-fondé. Individuellement mes désirs ne peuvent me donner de règles pour apprendre à être heureux, le bonheur individuel ne constitue pas une valeur éthique qui enseignerait des règles de vie. Par contre, la considération de la loi morale permet d'accomplir sa propre humanité.

Aristote : éthique et bonheur

Aristote pose l'équation entre bonheur et souverain bien, le bien suprême. Sans doute, l'éloignement du seul plaisir sensible est ici manifeste puisque la réalisation de mon destin d'homme par mon âme rationnelle implique l'exercice effectif de ma volonté, soit un libre engagement.

Bonheur et volonté

Le bonheur se constitue à partir des représentations du sujet. Chacun de nous vise des fins qui ne peuvent être que conformes à la valeur de bien dont il pense avoir la certitude. Le bonheur s'installerait dans une telle perspective de manière durable, dans notre expérience du monde. Ce conditionnel se distingue des vicissitudes que nous rencontrons, soit les circonstances, le monde que nous devons affronter.

Chercher le bonheur

"La liberté en tant qu’homme, j’en exprime le principe pour la constitution d’une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d’une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu’il ne nuise pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d’autrui).

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