désir

DESCARTES : on désire trop peu

Il me semble que l’erreur qu’on commet le plus ordinairement touchant les désirs est qu’on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous de celles qui n’en dépendent point : car, pour celles qui ne dépendent que de nous, c’est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu’elles sont bonnes pour ne les pouvoir désirer avec trop d’ardeur, à cause que c’est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous, et il est certain qu’on ne saurait avoir un désir trop ardent pour la vertu, outre que ce que nous désirons en cette façon ne pouvant manque

LE BONHEUR EN TANT QU'ILLUSION.

Kant affirme que le bonheur est un idéal de l'imagination dans le sens où il dépend confusément de notre expérience singulière. Confusément parce que la vision du bonheur manque d'objectivité puisque séparée de la connaissance et du réel. Si le bonheur devient illusion, c'est qu'il correspond au seul mouvement de nos désirs avec la part d'imaginaire qu'il implique.

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